Olivier Latteur


Membre du GEMCA

Faculté de philosophie, arts et lettres (FIAL)
Institut des civilisations, arts et lettres (INCAL)
Université de Namur
Assistant, doctorant, histoire

Codirection de thèse
Isabelle Parmentier, Université de Namur
Françoise Van Haeperen, Université catholique de Louvain

Sujet de thèse
Le paysage des anciens Pays-Bas et ses vestiges antiques : entre patrimoine, imaginaire et curiosité archéologique (1565-1794)

Domaines de recherche
Réception de l'Antiquité dans les anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIIe s.)
Histoire du paysage des anciens Pays-Bas (XVIe-XVIIIe s.)



Résumé du projet de recherche

Au cours de l’époque moderne, de nombreux érudits et intellectuels européens se sont intéressés à l’héritage que l’Antiquité leur avait légué. Cette période est en effet profondément marquée par la redécouverte d’un patrimoine non seulement culturel mais aussi monumental  et archéologique, qui était partiellement tombé dans l’oubli durant le Moyen Âge. Dans ce contexte, la perception des vestiges antiques qui étaient toujours visibles dans le paysage moderne des Pays-Bas méridionaux et de la principauté liégeoise (routes, tumuli, ruines de cités antiques…) s’est progressivement transformée : traces d’un passé admiré, ils ont suscité de plus en plus de descriptions et d’observations, en particulier à partir de la seconde moitié du XVIe siècle. Cet engouement pour les vestiges antiques ne se démentira pas tout au long de la période étudiée qui se termine en 1794, date de la fermeture de l’Académie impériale et royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles, l’une des principales institutions ayant contribué à leur étude.

Depuis la parution de la convention européenne du paysage (Florence, 2000), qui définit la notion de « paysage culturel », les recherches portant sur l’impact paysager des vestiges antiques se sont considérablement multipliées. Actuellement, ces « paysages culturels » sont essentiellement perçus en tant que constructions culturelles et quelques-uns font l’objet d’études portant sur la longue durée. Certains scientifiques ont par ailleurs travaillé spécifiquement sur certains vestiges antiques (en particulier les voies romaines) en tant que partie intégrante de ces « paysages culturels ».

Dans la plupart des cas, l’impact de ces vestiges antiques sur les paysages et sur les populations environnantes n’a cependant été étudié qu’au cours de l’Antiquité et de la période contemporaine, en négligeant le rôle qu’ils ont pu jouer au cours du Moyen Âge et de la période moderne. Il est toutefois évident que ces vestiges ont traversé les âges et marqué les imaginaires de populations de l’Antiquité à nos jours. Il me semble donc qu’une étude de ces vestiges sur la longue durée est nécessaire pour mesurer pleinement leur impact, en particulier à l’heure où la réflexion sur la cohabitation entre sauvegarde du patrimoine et développement socio-économique suscite de plus en plus de questions. Quelques historiens et archéologues, principalement anglais et français, ont déjà étudié quelques vestiges antiques dans cette perspective (Stonehenge, mur d’Hadrien, cités antiques du Midi de la France…) mais, il n’y a à ce jour aucune étude d’envergure portant sur les vestiges belges et luxembourgeois : le but de ma recherche est donc de pallier, au moins partiellement, à cette lacune.

Mes principaux objectifs sont de déterminer comment les vestiges antiques de la région étudiée étaient perçus par les populations (réception, interprétation, réutilisation et restauration éventuelles de ces vestiges) et de mesurer leur impact dans les paysages qu’ils contribuaient à façonner. Les guides et récits de voyage ainsi que les travaux d’historiens et d’antiquaires d’époque constituent mes sources principales. Ces sources, relativement peu exploitées dans le cadre de recherches portant sur l’histoire du paysage et des mentalités, seront ponctuellement complétées grâce à l’étude de cartes anciennes, de sources législatives (ordonnances) et du dépouillement des archives de quelques institutions.


Publications les plus représentatives

Latteur (O.), La perception d’une chaussée romaine au cours de la première modernité : le cas de la voie Bavay-Tongres (1560-1660), dans Revue belge de Philologie et d’Histoire, t. 93, n° 1, 2015, p. 221-248.


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