Roxanne Loos


Membre du GEMCA

Institut des civilisations, arts et lettres (INCAL)
Aspirante du FNRS, histoire de l'art

Sujet de la thèse
L’inscription de la peinture dans l’architecture durant la Haute Renaissance romaine (1480-1530). Étude des dispositifs d’encadrement mettant en scène la représentation et les rapports entre médiums artistiques

Direction de thèse
Ralph Dekoninck, Université catholique de Louvain


Domaines de recherche
Peinture et fresque de la Renaissance italienne (Rome) ; intermédialité (peinture et architecture)

Résumé du projet de recherche

Ce projet de recherche a pour objectif d’étudier des modalités d’inscription de la peinture dans l’architecture à la Haute Renaissance romaine (1500-1530 et prémices à partir des années 1480). Les décors muraux de cette période de maturité de la Renaissance au cœur du (Saint-)Siège de la création artistique doivent se comprendre comme de véritables « systèmes » de relations qui agencent et mettent en scène la représentation. Aussi, les principaux enjeux se jouent-ils autour de la question du cadre comme seuil, opérant la jonction entre l’espace (fictif) de la représentation et l’espace (réel) du spectateur. Et bien que ce corpus d’œuvres des fresques de la Haute Renaissance romaine ait déjà fait l’objet de nombreuses études, ces dernières se sont principalement cantonnées aux innovations iconographiques et stylistiques, au détriment de la variation et de la variété des dispositifs d’encadrement, dont le rôle est pourtant déterminant pour la transmission du message véhiculé par la représentation et pour ses effets produits sur le spectateur.

Dans une dimension interdisciplinaire, il s’agira de s’appuyer sur les récentes recherches menées d’une part sur la question de l’intermédialité, essentiellement appliquée aux relations des médias contemporains, et d’autre part, sur le cadre, principalement étudié pour les époques maniéristes et baroques. Cette recherche ambitionne donc de jeter un nouvel éclairage sur ce corpus d’œuvre par le biais d’une approche en marge de l’histoire de l’art traditionnelle et sur les marges de la représentation. Car l’intention sous-jacente est également de mettre en lumière la relation entre les arts de la peinture et de l’architecture et ses jeux sur les cadres qui ont en partie jeté les bases de ce qui adviendra dans l’art maniériste et baroque, époques desquelles on date habituellement les premières formes de transgression des limites de la représentation, fondatrices de la première modernité.


Publications les plus représentatives

« Figures religieuses et fortifications : les statues de Notre-Dame. Enjeux de la représentation », Bulletin des Amis de la Citadelle de Namur, n° 115, 2013, p. 12-18

Participation à l’ouvrage collectif : Nathalie Hancisse, Caroline Heering et Annelyse Lemmens (éds),
Dé-cadrement et transgressions. Les limites de la représentation au  premier âge moderne, (en préparation).

Compte rendu : Jean Wirth, L’image à la fin du Moyen Âge (Cerf-Histoire). Paris, Cerf, 2011, 24 x 17 x 3 cm, 466 p. € 59. ISBN 978-2-204-09092-6 », Revue d’Histoire Ecclésiastique​ (à paraître)
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