William Riguelle


Member of GEMCA

Faculté de Philosophie, arts et lettres (FIAL)
Institute for the Analysis of Change in Contemporary and Historical Societies (IACCHOS)

Supervisors    
Silvia Mostaccio (Université catholique de Louvain)
Isabelle Parmentier (Université de Namur)

PhD thesis
L’animal dans la ville : pratiques et représentations. Pays-Bas méridionaux et principauté de Liège (XVIIe-XVIIIe siècles)


PhD project

S’il est abusif, comme le souligne Olivier Faure, d’opposer une ville d’autrefois autant peuplée d’hommes que de « bêtes » et une ville actuelle totalement humanisée, le contraste n’en demeure pas moins saisissant : même si les localités actuelles accueillent de nombreuses espèces diverses – désirées ou non –, la biodiversité animale caractérisant l’espace urbain du passé est foncièrement différente de celle d’aujourd’hui. En effet, alors que les citadins du XXIe siècle s’entourent volontiers d’animaux familiers de plus en plus variés, les chevaux, porcs, vaches, chèvres, poules, moutons ou l’abondance de chiens errants ont bel et bien disparus. Ceux-ci font pourtant partie intégrante du paysage urbain de l’Ancien Régime, où la proximité entre les hommes et les « bestiaux » est rendue nécessaire par la mobilité, les besoins alimentaires et énergétiques ou simplement pour l’agrément de la compagnie. Ce n’est que progressivement, au gré des progrès techniques, des évolutions technologiques et des changements dans les mentalités et les sensibilités humaines, que la ville se dépouille de toute la faune qu’elle abrite. Les dernières traces de cette présence animale aujourd’hui révolue étaient encore récemment perceptibles au sein des paysages urbains occidentaux : les chevaux de trait y sont toujours visibles au milieu du XXe siècle, et les chiens de charrette ne sont interdits dans l’ensemble des provinces belges qu’en 1975.
Découlant en droite ligne de cette réflexion, cette thèse questionne les pratiques et les représentations humaines concernant les animaux dans la ville aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’agit dans un premier temps de percevoir ce que l’existence de « bêtes » dans l’espace urbain permet de fournir comme information au sujet de l’homme au XVIIe et XVIIIe siècle. À travers l’étude de l’animal s’entrevoit en effet la société humaine en elle-même, ses paradoxes, ses pratiques, ses usages et ses perceptions. Ensuite, il convient de s’interroger sur le lien entre l’animal et la ville, non pas dans l’objectif de percevoir comment celui-ci devient urbain – c’est-à-dire en se penchant sur les modifications physiques, morphologiques ou comportementales de l’animal lorsqu’il est mis en contact avec la ville et les pratiques qui y sont liées –, mais plutôt d’explorer la façon dont les animaux produisent l’urbain et orientent sa planification. Comment la ville est-elle pensée avec les animaux ? Quelles sont les implications de la présence animale en termes de pratiques et de matérialité en milieu urbain ? Dans quelles mesures les animaux « font »-ils la ville ?
Le cadre géographique est celui du milieu urbain des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège. Pour rendre cette recherche réalisable au vu de la grande quantité d’archives – ordonnances de police, résolutions des métiers, iconographie, journaux… – le territoire est abordé au travers des villes de Liège et Namur, deux localités au profil politique et démographique différent.

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