À propos de cet événement

« Figurabilité du secret »

15 & 16 décembre 2010
Journées d'étude du GEMCA
Université catholique de Louvain et Université libre de Bruxelles

Mercredi 15 décembre 2010
Bibliothèque du CIERL

17 avenue Franklin D. Roosevelt
B-1000 Bruxelles

Jeudi 16 décembre 2010
Salle Oleffe

Université catholique de Louvain
1 place de l'Université
B-1348 Louvain-la-Neuve



Télécharger le programme en pdf


Argument
Parce que le secret maintient à l’écart, il nous échappe inévitablement. En effet, par son étymologie latine secretum désignant « lieu à part, séparé », le mot « secret » induit une mise à distance d’un savoir. Cet effet de distanciation a suscité et suscite encore autant la curiosité et la fascination que la crainte et la réticence. Le secret n’exprime-t-il pas par essence l’indicible, l’inavouable, l’inexprimable, l’indécidable ou encore l’invisible ? Comment alors figurer le secret ? Autrement dit, comment donner corps et forme à ce qui ne peut pas être dit ou montré ?

Nous avançons que c’est par « un processus dynamique de mise en représentation du point de contact problématique du sensible et de l’intelligible, du visible et de l’invisible, du corporel et du spirituel », qu’il est possible de penser la figurabilité du secret. Ce phénomène s’observe en différents niveaux d’analyse que nous dissocions méthodologiquement, mais qui sont intrinsèquement reliés : alors que le plastique (analyse de la matière première picturale ou encore sculpturale) et l’iconique (le figuratif) déterminent l’axe de la représentation, l’herméneutique (métaphore, symbole, métonymie, emblème, cryptogramme, hiéroglyphique) définit l’axe de l’interprétation.

Considérant l’idée formulée par Agnès Guiderdoni-Bruslé et Ralph Dekoninck (GEMCA, UCL) selon laquelle le processus figuratif est régi par les interactions entre savoir (visée cognitive), croyance (visée de la foi) et action (visée pragmatique), considérant les trois sphères de figurabilité mentionnées et considérant le fait que cacher relève d’un jeu de langages, il sera opportun de réfléchir sur les stratégies langagières qui cryptent le secret et sur les mécanismes perceptivo-cognitifs engagés dans la figuration du secret. Les questions suivantes donnent quelques pistes pour amorcer la réflexion :

- Quel type de figures utilise-t-on pour rendre compte de quel type de secret ?
- Emblème, symbole et allégorie sont-ils corolaires au secret ? Le convoquent-ils nécessairement ?
- Quelles sont les modalités visuelles (plastiques, iconiques, herméneutiques) et/ou textuelles (métaphoriques, métonymiques, emblématiques, etc.) convoquées dans le processus figuratif du secret ?
- Quelles sont les contraintes qu’impose le secret dans le déroulement du processus figuratif ?

À partir de ces questions, le « secret » pourra être abordé des points de vue définitoire, des théories de la réception (analyse thématique), des théories de la lecture (position du « lecteur modèle ») et aussi des théories de l’imaginaire. En croisant l’ensemble de ces axes, nous serons alors en mesure, au terme de cette journée d’étude, de considérer le rôle de la figure dans l’énonciation du secret.

Contact

Retour aux activités

Design by www.matthieumiller.be All rights reserved - Webmaster :  alessandro.metlica@uclouvain.be