Poésie et poétique néo-latines
Quaelibet disciplina, ars aut scientia, ut res sibi vendicat ab aliarum facultatum materiis diversas, ita diversis loquendi ac scribendi modis utitur.
Chaque discipline, art ou science, dans la mesure où il revendique un objet différent des autres, use aussi de manières différentes de parler et d’écrire.
(M. Sandaeus, Pro Theologia Mystica Clavis, 1640, Praeambula, III, 1).
La poésie néo-latine est sans cesse davantage reconnue comme un pan majeur de la littérature européenne de la première modernité. Loin d’être une simple résurgence, artificielle et anachronique, de la poésie latine de l’Antiquité, elle constitue aux XVIe et XVIIe siècles un langage inscrit dans la société, ouvert aux questionnements du temps et en interaction avec les autres modes d’expression contemporains.
Le projet commun des néo-latinistes du GEMCA, irrigué par les recherches personnelles des membres (sur la poésie emblématique, épique, de circonstance...) et enrichi par la perspective interdisciplinaire de l’équipe (histoire des littératures vernaculaires, de l’art, de la musique...), s’articule donc autour d’un questionnement sur les spécificités propres du langage poétique néo-latin des XVIe et XVIIe siècles, en interrogeant :
- ses codes et ses règles internes (l’approche mimétique du réel, le langage figuré, mais aussi toutes les conventions génériques dictant la cohérence entre mètre, longueur, sujet, ton, motifs…) ;
- ses modalités pratiques : ses usagers, ses canaux de diffusion (le livre bien sûr, mais aussi la lecture publique, le théâtre, le chant, les affichages, les inscriptions… ) ;
- sa place dans le panorama des différents langages pratiqués par les disciplines, arts et sciences de la première modernité, qu’ils soient verbaux (la littérature vernaculaire, la prose latine, et en particulier les langages rhétorique, philosophique, théologique et mystique) ou non verbaux (les arts plastiques, la musique…) ; ainsi que ses interactions avec ces divers autres langages, que ce soit dans sa forme expressive ou dans son contenu exprimé.
Responsable |
Membres associésLambert IsebaertGrégory Ems Mathieu Minet Collaborations internationalesPerrine Galand (Paris, EPHE)Équipe « Rome et ses Renaissances » (Paris IV) |
Activités passées
| 11/12/2009 | « La
poésie néo-latine à haute voix (XVIe–XVIIe
siècles) » Journée d'étude du GEMCA |
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| 27-28/10/2011 | « Les Artes poeticæ aux XVIe
et XVIIe siècles, et la tension entre théorisation et création
» Colloque du GEMCA |
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Activités à venir
| 10-11/10/2013 | «
Épigrammes
et tableaux : un dialogue entre poésie et peinture
» Colloque du GEMCA |
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Publications parues et en cours
- A. Smeesters,
« Jean Vincart s.j., Sacrarum
heroidum epistolae (1640) », dans Jesuit Books in the Low Countries,
1540-1773. A Selection from the
Maurits Sabbe Library, éd. B. Deprez, Leuven, 2009, p. 100-103.
- Collectif «
Poésie latine à haute voix », eds L. Isebaert, A. Smeesters, à paraître
chez Brepols (Latinitates).
- Recueil d'emblèmes des Pieux Désirs de
Herman Hugo (Anvers, 1627), facsimile des poèmes avec
introduction, index et glossaire par A. Guiderdoni et A. Smeesters,
Turnhout : Brepols (à paraître).
- Collectif «
Les Artes poeticae aux XVIe
et XVIIe siècles », eds G. Ems, M. Minet, à paraître chez Brepols
(Latinitates).
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